Le prix de vente nécessaire, à coût d’achat inchangé.
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À partir de quel ROAS ta publicité arrête de te coûter de l’argent, et combien tu peux payer une commande. Saisis tes chiffres, le calcul se fait en direct.
Un seul panier moyen. Pas un mois, pas une campagne.
Ce que le client paie. En HT si tu factures la TVA.
Achat + transport + douane + emballage, jusqu’à chez le client.
Commission, remboursements, litiges, change. 5 % est un repère prudent.
Applications, SAV, cadeau, commission d’affiliation. Passe en % pour des frais de structure (salaires, charges) estimés en part du panier.
1,96
En dessous de ce ROAS, chaque vente te coûte de l’argent.
Aucun ROAS ne rend cette vente rentable.
25,41 €
Le coût d’acquisition à ne pas dépasser par commande.
25,41 €
Ce qui reste du panier avant d’avoir payé la publicité.
50,9 %
La même chose, en part du prix de vente.
Pour viser 20 % de marge nette, il faut un ROAS de
2,69
Glisse pour viser une marge nette. Le ROAS affiché est celui qu’il faut tenir, à prix et coût inchangés.
Formules utilisées : frais = prix × taux ; marge = prix - coût - frais - autres ; ROAS d’équilibre = prix ÷ marge ; CPA maximum = marge.
Le seuil d’équilibre dit quand tu arrêtes de perdre. Cette partie dit ce qu’il faut changer pour gagner ce que tu veux gagner. Elle reprend le prix, le coût et les frais saisis plus haut.
Ce que tu veux garder sur chaque vente, après la publicité.
Celui que tes campagnes sortent aujourd’hui, pas celui que tu espères.
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Le prix de vente nécessaire, à coût d’achat inchangé.
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Le coût produit rendu maximum, à prix de vente inchangé.
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Le ROAS à atteindre sans toucher ni au prix ni à l’achat.
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Dans ces trois calculs, les « autres coûts par vente » sont comptés avec le coût produit, parce qu’ils se paient de la même façon : en euros, à chaque commande.
Le ROAS (return on ad spend) est le rapport entre le chiffre d’affaires généré et l’argent dépensé en publicité. Un ROAS de 3 signifie que 1 € de publicité a produit 3 € de ventes. Le ROAS d’équilibre, ou break even ROAS, est le niveau exact à partir duquel tu arrêtes de perdre de l’argent sur chaque commande.
Il ne dépend ni de ta niche, ni de la plateforme sur laquelle tu diffuses. Il dépend d’un seul chiffre : la marge qui reste sur le panier avant d’avoir dépensé le premier euro de publicité. Sur un panier de 50 € où il te reste 20 € une fois le produit rendu et les frais payés, le ROAS d’équilibre vaut 50 ÷ 20, soit 2,5.
C’est pour ça que la phrase « je fais un ROAS de 2 » ne dit rien. Sur un produit à 60 % de marge, un ROAS de 2 laisse du bénéfice sur chaque vente. Sur un produit à 25 % de marge, le même ROAS de 2 fait perdre de l’argent à chaque commande, et plus le budget monte, plus la perte grossit. Deux e-commerçants peuvent afficher le même tableau de bord, l’un gagne sa vie, l’autre finance sa régie publicitaire.
Le seuil d’équilibre est le point où tu arrêtes de perdre. C’est une limite basse, pas un objectif. Une boutique qui tourne exactement à son ROAS d’équilibre travaille gratuitement : elle paie son fournisseur, sa banque et sa régie publicitaire, et elle ne se paie pas.
L’objectif de rentabilité est une décision, pas un calcul. Tu choisis la marge nette que tu veux garder sur chaque vente, 15 %, 20 %, 30 %, et tu en déduis le ROAS qu’il faut tenir. C’est le rôle de la deuxième partie de cette page. Un ROAS d’équilibre de 2,5 avec 20 % de marge nette visée demande en réalité un ROAS autour de 4. L’écart entre les deux chiffres est ce que beaucoup découvrent trop tard.
Dans la pratique, on pilote une campagne sur trois repères : le ROAS d’équilibre (en dessous, on coupe), le ROAS objectif (au-dessus, on augmente le budget), et la zone entre les deux, qui sert à tester et à apprendre, en sachant qu’elle ne paie personne.
L’erreur la plus fréquente dans ce calcul tient en un chiffre : mettre le prix payé au fournisseur au lieu du coût réel d’une commande livrée. Un produit à 8 € chez le fournisseur coûte rarement 8 € une fois chez le client.
Le coût rendu comprend le prix d’achat, le transport international, les droits de douane quand il y en a, la livraison jusqu’au client, l’emballage et la part statistique des colis perdus ou renvoyés. Sur du sourcing en Chine, l’écart entre le prix d’achat et le coût rendu va couramment du simple au double. Un calcul fait sur le prix d’achat donne un ROAS d’équilibre flatteur et faux, et c’est ce faux chiffre qui sert ensuite à décider d’augmenter le budget.
Encaisser coûte de l’argent. La commission d’une passerelle tourne entre 1,4 % et 3 % du montant, plus une part fixe par transaction qui pèse lourd sur les petits paniers. À cela s’ajoutent les frais de change si tu vends dans une autre devise, et les commissions des solutions de paiement en plusieurs fois.
Le champ est réglé sur 5 % par défaut, volontairement au-dessus de la commission pure. Il sert à absorber ce qui se comporte exactement comme un frais proportionnel : les remboursements, les litiges, les impayés. Si tu connais tes chiffres, mets les tiens. Si tu ne les connais pas encore, 5 % est un repère prudent, et la prudence est le bon réglage quand on décide d’un budget publicitaire.
Un ROAS au-dessus du seuil ne garantit pas un mois rentable en trésorerie. La publicité se prélève tous les jours, parfois toutes les heures. Le stock se paie avant d’être vendu. L’encaissement, lui, arrive plus tard : quelques jours avec une passerelle classique, davantage si une réserve est appliquée. Une passerelle qui décide de retenir 30 % de tes encaissements pendant 90 jours ne change rien à ta rentabilité par vente, et peut vider ton compte en trois semaines.
Une campagne qui monte aggrave mécaniquement le décalage : plus tu vends, plus tu avances d’argent. Deux réflexes à garder. Vérifier le délai de versement et l’existence d’une réserve avant de pousser un budget. Et suivre, à côté de la marge, une simple courbe de ce qui sort et de ce qui rentre chaque semaine. Beaucoup de boutiques qui ferment étaient rentables sur le papier.
Il raisonne à la vente, pas au mois. Les charges de structure n’y sont pas : abonnements, salaires, prestataires, comptable, loyer, impôts. Une marge de 20 % sur chaque vente ne paie rien si le volume ne couvre pas ces charges fixes. Pour savoir combien de commandes il faut faire, divise tes charges mensuelles par la marge nette par vente.
Il ignore aussi le réachat. Si un client revient trois fois par an, la première vente peut être vendue à perte sans que ce soit une erreur, à condition que le taux de réachat soit mesuré et que la trésorerie encaisse le décalage. Tant que tu n’as pas plusieurs mois d’historique, raisonne sur une vente isolée : c’est la version prudente, et elle ne t’a jamais mis en danger.
Enfin, il travaille sur un panier moyen unique. Si ton catalogue mélange des produits à 15 € et des paniers à 200 €, calcule le seuil par famille de produits. Un ROAS d’équilibre moyen sur un catalogue hétérogène est un chiffre qui ne décrit aucune vente réelle.
Pour aller plus loin sur les marges et le sourcing, lis le guide de l’achat en Chine, et le guide du lancement si tu démarres.
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